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Coutumes

Ahima’a

 Le Four Tahitien
 
 Définition 
 
 " AHIMA’A "
 
Le Ahima’a  est un terme tahitien qui désigne le four Tahitien : « ahi  » signifiant « feu » et « ma’a  » la « nourriture. Ce type de cuisson se fait à l’étouffée. Les polynésiens pratiquaient le ahimaa tous les dimanches, c’était une coutume mise en place par les missionnaires catholiques. La plupart des familles possédaient un coin pour faire le ahimaa  : « Fare Ahima’a » (la maison du four tahitien).
 
 PREPARATION DU AHIMA’A
 
Le Ahima’a est constitué d’un trou creusé dans la terre d’environ 50 à 80 cm de profondeur et 2 mètres de diamètre.
Ce trou est rempli de bois et de bourre de coco, auxquels on met le feu, afin d’obtenir des braises. Il faut ensuite disposer des pierres par dessus.
   
Ces pierres volcaniques (poreuses) n’éclatent pas à la chaleur mais deviennent incandescentes. Elles doivent être bien placées et être stables afin d’accueillir la nourriture qui est enveloppée dans des feuilles (raisin de mer, auti, etc)
 
Une fois la nourriture posée, l’ensemble est recouvert par des feuilles de bananiers, puis par une couche de sacs de coprah avec des pierres aux bordures. Le four est enfin comblé par une couche de terre qui permet la cuisson à l’étouffée.
 
 
  N.B :
 
Aujourd’hui le " Ahima’a " est surtout à l’honneur le dimanche  , notament à l’occasion des fêtes .
La majorité des hôtels proposent une fois par semaine ce repas polynésien complet , dans le cadre d’une grande fête en costumes , organisées dans les jardins ou au bord de la plage .
 
Selon le nombre de convives , le four mesure 3m de long sur plus d’1m de large . On y dispose du bois de chauffage et des pierres volcaniques poreuses avant d’y mette le feu .
 
Lorsque les braises sont bien rouges , les aliments y sont délicatement déposés , enveloppés dans des feuilles de bananier ou à l’intérieur de paniers sommarement tressés en feuilles de cocotier .
 
 
De nos jours , on utilise aussi un grand treillis  métallique qu’on pourra facilement dégager lorsque le repas sera prêt .
 
 Parmi les mets les plus appréciés :
 
Lpoulet fafa , les poissons cuits à la vapeur , le cochon de lait , les chevrettes et les langoustes , différents po’e (banane , papaye…) et la gamme des légumes locaux comme le taro , le tarua , le fe’i , les ignames , les patates douces , sans oublier le uru .
 
On recouvre le tout de feuilles de bananiers ou de purao . Une ultime couche de terre permet d’assurer l’étanchéité du four .
La cuisson dure toute la matinée .
 
En génèral , 4 à 6 heures sont nécessaires pour une cuisson idéale . L’ouverture du for donne lieu à une grande liesse , rythmée par des chants . Les différents plats sont disposés dans ds Umete , sur de grandes tables , au côté du poisson cru .
 
 
 
 PREPARATION DE LA NOURRITURE
 
Autrefois, la nourriture destinée au ahima’a était enveloppée en papillotes dans des feuilles alors qu’aujourd’hui les cocottes sont plus souvent utilisées pour isoler la nourriture des pierres chaudes.
 
Voici les différents mets que l’on peut trouver dans un Ahima’a :
 
 – "pua oviri" (cochon sauvage)

 – "uru" (fruit de l’arbre à pain)

 – "Taro" (tubercule)

 – "Fe’i" (banane orange qu’on ne mange que cuite)

 – "Hei’a" (poisson du large)

 – "Po’e" (c’est un dessert , une gelée emballée dans des feuilles de bananiers)

 – "Fafa" (un épinard local qu’on met dans une marmite)

 – "manioc"

– et toutes sortes d’autres plats …
 
 
LAhima’a est essentiellement préparé le samedi pour être ouvert le lendemain après l’église ou le temple . De plus , lorsqu’une famille fait un Ahima’a , il est fréquent qu’elle invite ses voisins pour partager ce festin .
 
 
 Ahima’a : c’est CONVIVIALITE
 
L‘esprit bon vivant polynésien témoigne de la joie de vivre dans les iles , forgées par l’abondance des fruits de la tere et de la mer . Le bien-manger en est un des éléments les plus forts , avec la musique et la dance .
 
 
Les fruits légendaires de l’arbre à pain, les dizaines de variétés de bananes dont l’incomparable " fei " orangée, les divers tubercules de " taro ", de "tarua" et de "ufi" constituent la base de la cuisine îlienne.
 
Les papayes, mangues, ananas, pastèques, pamplemousses, citrons verts, additionnés d’une gousse de vanille forment la plus savoureuse des salades de fruit . Sublime ! Que dire du " poisson cru à la tahitienne ", ( thon mariné au citron vert et au lait de coco ) ?
 
Scélèbrité a fait le tour de la terre !

Tout cela se retrouve donc dans le traditionnel " Ahima’a " , four tahitien , le tout arrosé d’un lait de coco crémeux à souhait ! 

Clic : FILM LE FOUR TAHITIEN 

 http://video.google.fr/videoplay?docid=7683085269440483941&ei=c1fCSOj1NqXC2gLuxP2-BQ&q=four+tahitien

Ua po’ia anei oe?Vous avez faim?


Raerae & Mahu

Rencontre d’un troisième type :
Mahu & Raerae
RAERAE ou MAHU est le nom donné aux travestis masculins en Polynésie. Ils occupent depuis longtemps une place particulière dans la société polynésienne .

Les premiers navigateurs européens à avoir abordé les îles de l’archipel signalaient déjà leur présence ; comme William Bligh, le capitaine du Bounty ou J.Cook. Il rapportèrent ainsi que ces garçons différents reçoivent une éducation particulière, dès l’enfance. Plus âgés, ils s’épilent et se travestissent librement ; mangent à l’écart des hommes et dansent et chantent avec les femmes. Ils occupent souvent un poste de domestique auprès d’un noble. Ils sont cependant exclus des cérémonies religieuses. Ils ont des relations sexuelles fréquentes avec des adolescents.

Plus tard, au XIX-SiècleP.Gauguin en peindra à plusieurs reprises.

Autrefois appelés mahu, il sont aujourd’hui plutôt appelés raerae, un terme apparu dans les annnées 60 . On les retrouve aujourd’hui souvent dans le corps enseignant ainsi que dans les métiers de la gastronomie ou de l’hôtellerie, des métiers qu’ils peuvent parfois pratiquer travestis.

Homosexuel , opéré ou non , c’est un homme qui s’habille et se comporte en femme. Le raerae (prononcez "réré") fait partie de la culture traditionnelle locale. Il n’y a aucune honte à s’exhiber lorsqu’on est raerae , bien au contraire. Les rae rae existent depuis la nuit des temps dans la civilisation ma’ohi et on leur conférait des taches particulières, exclusivement réservées à leur "caste".

Les Raerae  sont des hommes-femmes. En Polynésie , l’homoséxualité est traditionnellement beaucoup mieux adaptée qu’en Métroplole . Même si , de plus en plus imprégniés par la vision occidentale , les jeunes Polynésiens sont moins tolérants envers les Raerae . Ces derniers ne vivent pas toujours une vie rose , drogue et déprime mênent certains au suicide . Les Raerae sont apparus avec l’arrivée du CEP (centre d’éxpérimentation du Pacifique) . Alors que peu de femmes étaient disponibles , ces hommes se sont rendus compte qu’ils pouvaient gagner de l’argent en se prostituant . En fait les Raerae sont un peu une déviance de certains Mahu . L’on confiait autrefois aux Mahu , des taches de femmes . On dit que c’était une façon de préserver des hommes de la guerre dans une socièté très sanglante où les rivalités entre grandes familles étaient très nombreuses . 

 

2 NOMS :

1) RAERAE :

Le mot raerae a fait son entrée dans la langue tahitienne vers les années 50. Le raerae est un homme qui se sent femme, et décide donc de s’habiller et de se comporter en femme. il est considéré par certaines personnes comme le troisième sexe.
Etre raerae, de nos jours à Tahiti, c’est surtout faire attention à son paraître et séduire. Les raerae prennent des hormones, et se font parfois opérer, elles cultivent leur « look » afin de ressembler à une femme, mais pas à n’importe quelle femme, une femme ultra sophistiquée.
Pour retrouver celles que l’on appelle les « reines de la nuit » dans une ambiance « dance » aller au « Piano Bar » à Papeete.

 2) MAHU :

Le mahu désignait autrefois un homme qui restait à la maison et faisait le travail de la femme au foyer. Cet homme, très souvent efféminé , n’était pas obligatoirement homosexuel et pouvait donc fonder une famille.
De nos jours , le grand public ne fait plus le distinguo entre raerae et mahu .

HISTOIRE :

Chaque arii (noble tahitien) possédait son mahu (prononcer « mahou »). Ceux-ci ne sont pas assimilés à des « hommes » par les Polynésiens. Le Tahiti des temps anciens possédait peu d’interdits sexuels. Il copulait dès qu’il le pouvait, les filles dès douze ans, selon les documents de marins français du 19ème siècle. L’inceste, le motoro (façon directe d’exprimer son empressement à la fille de son choix) ainsi que la relation sexuelle avec les mahu étaient des pratiques courantes, naturelles.

 

 Clic Photo ci-dessous pour la suite :

REALITE :

Les Raerae ou encore les Mahu sont des travestis. La taille, la voix, la corpulence et surtout la démarche permettent de les repérer. Selon une légende, on éduquait en fille le troisième enfant de la famille, qu’il soit physiquement fille ou garçon. Auparavant cela se passait bien, jusqu’au jour où l’homophobie est apparue (avec le puritanisme chrétien). Aujourd’hui, ils/elles se battent pour faire reconnaître leurs droits de personnes, comme partout dans les pays occidentaux. Dans la vie de tous les jours, le mot ‘mahu’ désigne les travestis, tandis que les ‘raerae’ sont plutôt ceux/celles qui se prostituent.

  Clic Photo ci-dessous pour la suite :

Portraits :

 LE TOISIEME SEXE : 

 

Je vous propose de découvrir en cliquant sur le lien ci-dessous une superbe vidéo de 10 mn avec interviews et explications de qui sont Raerae & Mahu ! 

 http://fr.youtube.com/watch?v=Xaln-yAAZck  


FIU !

 
SuiFiù !
 
 
Mais qu’est-ce que çà veut dire ?
 
C’est une expression souvent entendue en Polynésie , difficile à traduire simplement . " FIU " ( *Prononcer : FIOU ) exprime une sorte de lassitude , qui pourrait se traduire approximativement par " Farniente ". Surtout il justifie l’arrêt immédiat de toute activité , voir le manquement à une promesse de rendez-vous. C’est une sorte de sentiment d’abandon général , parfois dû à une bringue (une fête) de la veille , ou parfois également sans aucune raison particulière. Dès lors , il n’est pas rare qu’un employé ne vienne pas au travail une journée parce qu’il se sentait " fiu "…

Mais cette attitude , au début assez troublante pour les Popaa (les Blancs-les touristes ) plutôt habitués à l’efficacité et au stress de leur pays d’origine , finit souvent par les gagner aussi !   

  

Ainsi , on consate souvent , qu’après quelques jours de speed , de sports et de balades en tous genres , leur rythme général ralentit et que deux , trois ou quatre journées de relaxation s’imposent . Bon signe : ils sont en train de s’acclimater !!  Il faut bien admettre qu’avec la chaleur environnante , la mer , les plages , les danses , la musique , le monoï , les fleurs et leurs odeurs suaves , il est  beaucoup plus facile d’être " fiu " que le contraire… 

 D’ailleurs depuis toujours être Fiù est récurrent , cyclique et indispensable pour cette vie au temps présent .

" Je suis Fiù " donc pas besoin d’épiloguer ni de poser de questions : c’est un état de fait respecté de tous dans les îles , demain sera un autre jour et tout le monde a compris . Merveilleuse Polynésie !

 

Alors , pour bien mieux comprendre et ce , dans tout son naturel et son entité  , ce qu’est le véritable " Fiù "   Polynésien , Clic sur vahine ci-dessous et entrez chez mon amie Melly qui  vous l’explique si justement dans un sublime article !

* Le Fiu est intraduisible , utilisé lorqu’on a le vague à l’âme , plus envie de travailler ni de rien faire , … Un sentiment très prisé dans les îles à cause de la chaleur et de la nonchalance et l’indolence dont ne peut se départir un Maohi .

Le fiu, c’est le spleen polynésien, une espèce de torpeur mélancolique qui vous prend sans crier gare et vous laisse sur le carreau. 

 … le Fiu est partout !

 

L’oeil ouvert :

J’ai choisi mon coin de ciel
Là où le peigne du vent bleu
Esquisse sur la toile
Des voiles de vapeurs enivrantes ,
Des nimbes cotonneuses
Effilochées de mèches ,
Eparpillées de blanc:
Ce sont des vagues d’âme
Et de pensées fugitives,
Renouvellées sans cesse ,
Aspirées dans l’azur ;
Volutes étourdies
En voyage écriture .
Où s’étire le temps , le coeur est immobile .
Il n’y a plus qu’à être
L’air de rien , disparaître …
Je me laisse rêver ,
Mes yeux d’enfant s’arrêtent ,
Là , au coin du ciel , le silence respire .

(Linc)

 

Spleen :

Regarde par devant

Le mauvais temps

La fine bruine orchidéale

A la fraicheur tropicale .

Regarde par delà

Le temps d’ici bas

La tranquille ossature

De l’arbre du futur .

Regarde par en de çà

De tout ce qui est moi ,

Rejaillir le feu

De mon âme les bleus .

Ch .

 

Mots jétés au vent :

Qui vient ternir mon ciel ?
A traits légers , une main d’ange
A griffé le paysage .
Quelques vagues luisent ajoutées comme un fusain ,
Quand plus loin , soupire une plage  nonchalante .
Tout cela vogue et monte
En parallèles douces
Qu’un vent contraire mais discret
Parfois ébouriffe et frange
Comme d’un regret .
Tout cela se love , vole et m’ emporte
Comme un embrun ourlé d’un peu de perles.

Ch .

 

Vision :

Je viens du dessous de la terre

j’écarte les bambous

et je fais face

je vois deux nuages roses

il me font pleurer 

s’ils étaient plus près ce serait la couleur de mon chant

Poême Marquisien

 

              
* J.BREL : Les Marquises
 

Nouvel An Tinito : Le Rat

 
Le NOUVEL AN CHINOIS
 
  
L’Année du RAT
 
 Après mon billet sur la communauté Chinoise de TAHITI , j’avais commencé celui-ci avant le big-bug pour fêter le Nouvel An Chinois en hommage aux Chinois de Tahiti qui sont bien loin , eux , de l’actualité de Chine .
 
 

Cette année , le Nouvel An Chinois a eu lieu le 7 février 2008.


Le Nouvel An chinois (nónglì xīnnián) aussi appelé Fête du printemps est la fête la plus importante pour les communautés chinoises à travers le monde entier. Le terme nónglì xīnnián signifie littéralement "nouvel an du calendrier agricole" car il se célèbre suivant le calendrier chinois qui est à la fois lunaire et solaire. Cette fête est un moment dont on profite en prenant des vacances, en se réunissant en famille et entre amis.

Fête du Printemps :
bref historique du nouvel an chinois
 
Les célébrations, coutumes et tabous de la fête de printemps varient dans les détails selon les régions ou les époques. La pratique générale veut qu’on s’efforce de repartir sur un nouveau pied après s’être débarrassé des mauvaises influences de l’an passé, accompagné de signes de bon augure. On a recours à des objets ou aliments présentant une homophonie avec un mot de sens auspicieux.Le « passage de l’année » (

gùonían) s’effectue dans la nuit du dernier jour du douzième mois. Le mot signifiant année est considéré comme étant à l’origine celui du monstre Nianqui venait autrefois rôder autour des villages une nuit par an, obligeant les habitants à se calfeutrer et à veiller jusqu’à son départ au petit matin.Les célébrations principales comportent un réveillon (

níanyèfàn) comprenant des plats aux noms auspicieux, suivi d’une nuit de veille (shusùi) gage de longévité, que certains occupent à jouer au mahjong, la distribution d’étrennes (yāsùiqián) contenues dans des enveloppes rouges, l’allumage de pétards pour chasser les mauvaises influences. 

 Déroulement du Nouvel An Chinois
 
Ce premier jour du premier mois lunaire " yuan dan " (Yuan : " le début " et dan : " le lever du jour "), désigne non seulement le premier jour de l’année, le premier jour du premier mois mais également le début de toute une année ; raison pour laquelle ce premier jour est aussi nommé " les " trois débuts". A partir du matin de ce premier jour, on honore les ancêtres avec l’expression de sa reconnaissance.Pendant l’Hommage aux ancêtres, la famille fait des offrandes devant les tablettes des ancêtres (petites planches en bois sur lesquelles sont marquées les noms des défunts, placées sur l’autel des ancêtres) : des fruits, des gâteaux du nouvel An, des nourritures salées et sucrées et du vin.

                                 Au terme de l’hommage aux ancêtres, les membres de la famille se complimentent de façon réciproque et les enfants se présentent tour à tour devant les parents : ils expriment leurs voeux, de l’aîné au plus jeune et du fils à la fille. A cette occasion, il peuvent recevoir les "Hong-Bao", ces petites enveloppes rouges et or qui contiennent les étrennes des enfants.
                            
Tandis que les pétards résonnent tout le long de la journée, l’après-midi et durant les deux jours suivants, il est de tradition que la famille rende visite à ses proches, à ses amis et même à ses supérieurs pour présenter ses souhaits de bonne année, ce que l’on appelle " le rituel de faire l’invité ".
Cette période est propice également à l’envoi de cartes de voeux aux personnes éloignées. Les enfants qui présentent leurs voeux reçoivent une orange qui symbolise le bonheur et la longévité. Les fruits sont très importants. Les clémentines, symbole de chance et de bon présage, sont servies en grande quantité, en offrandes aux divinités sur l’Autel de la maison et aux invités. Les invités peuvent donner aussi des "Hong-Bao" aux enfants s’il sont de la même famille. Ce premier jour est aussi par tradition une journée végétarienne, car le corps doit être purifié.

 
                          Les jours suivants
 

 

Le deuxième jour, les voeux et les occupations de la "Fête du Printemps" se poursuivent. On continue de rendre visite aux proches et aux amis, et surtout aux parents de sa femme puisque cette journée est réservée à " l’accueil du gendre ". Ces présentations de souhaits et ces multiples visites aux proches ont pour objectif de raffermir les rapports sociétaux entre les diverses familles.
Dans le but que le Dieu de la fortune accorde chance et réussite à la famille pour l’année qui commence, avec des cierges et de l’encens allumés, toute la famille prie le Dieu de la fortune. La cérémonie est couronnée par des pétards. Après une journée végétarienne, ce jour-ci, le repas est le même que celui consommé au banquet du nouvel An, le plus important dans la culture chinoise. 
 
 
 
Le cinquième jour est en général celui où les commerces rouvrent . c’est l’anniversaire du Dieu de la richesse. Des pétards sont allumés, et parfois des danses de lions commandées.
 
                  
Le huitième ou neuvième jour — selon les régions — est l’anniversaire du Dieu du Ciel assimilé à l’Empereur de jade. Une cérémonie se déroule chez soi ou au temple tard le soir, au début de la nouvelle journée.
                                             
                               La fête des lanternes

 Le quinze du premier mois est la dernière journée de la Fête de printemps, marquée par la Fête des lanternes.
L’après-midi les nombreuses lanternes multicolores rivalisent de couleurs et de représentations dans les boutiques et aux enseignes des échoppes. Carrées auparavant ou maintenant plutôt rondes, confectionnées en papier fin (souvent rouge), ou en tissu ou dans d’autres matières, elles peuvent représenter des animaux de l’horoscope chinois, du signe de l’année, des événements historiques, des caractères symbolisant des voeux.
Le soir, grâce au spectacle féerique de la fête des lanternes, c’est une occasion idéale pour se rencontrer et faire de nouvelles rencontres. Auparavant, les jeunes Chinois n’étaient autorisés à sortir qu’à deux occasions : le jour de la fête des pures clartés "qing ming jie" où l’on nettoyait les tombes, et à l’occasion de la fête des lanternes, où les jeunes filles pouvaient rencontrer leur futur fiancé.

 

  

L’horoscope chinois :*Les douze Animaux cycliques  .

¤ La Légende chinoise du Boeuf et du Rat ¤ 

Une légende chinoise affirme que le Bouddha convoqua les Douze animaux pour leur donner un rôle important à jouer dans la destinée humaine
Le premier à répondre à l’appel fut évidement le Boeuf, animal sage, honnête et sérieux.
Mais le rat, très futé, monta sur le dos du boeuf pour faire plus aisément le voyage.
Lorsque le Boeuf arriva devant la Bouddha il s’inclina alors profondément.
Le rat qui était monté sur la tête du boeuf tomba alors dans les mains du Bouddha.
Celui-ci s’écria "Ah quel animal dévoué, il est le premier arrivé !"
Le Boeuf qui n’était pas mesquin ne dit rien et secoua la tête pour approuver le Bouddha.
Depuis ce moment le Rat est donc devenu le premier animal cyclique, le Boeuf le deuxième et le Tigre qui les suivait de près le troisième !
Le cochon qui avait toujours beaucoup de choses à faire est arrivé bon dernier.
Mais pour les Chinois c’est probablement le plus utile des animaux !

Je vous propose en Cliquant sur la Photo ci-dessous de trouver un site magnifique où vous pourrez faire vous-même votre horoscope chinois !

 


Tinito

LES CHINOIS DE TAHITI  

  Définition : La diaspora chinoise ou Chinois d’outre-mer , sont les populations ayant des ancêtres chinois  résidant dans d’autres pays que la république populaire de chine ou Taiwan .

 Un peu d’HISTOIRE :

L’arrivée des premiers chinois à Tahiti

Selon le Bulletin Officiel de 1851, les touts premiers Chinois (au nombre de 6) seraient arrivés à Tahiti à bord du trois-mâts français "l’Orixa" en avril 1851, en provenance de Manille.

Un premier convoi de Chinois (chiffre non connu) qui voyageaient entre l’Australie et la Californie aurait ensuite débarqué à Tahiti en 1856.

Ce n’est qu’à partir de  1865 que l’immigration a véritablement commencé, avec le recrutement par la Compagnie Agricole de Tahiti, de 330 travailleurs qui descendirent du trois-mâts prussien "Ferdinand Brumm" le 25 mars 1865, suivi d’un second convoi du "Spray of the Ocean" le 8 décembre 1865 et d’un troisième débarquement de "l’Albertine¯ le 6 janvier 1866 avec 339 immigrants.

En effet, il s’agissait de fournir de la main-d’oeuvre à la plantation de coton d’Atimaono devant le refus des Tahitiens de travailler pour l’entreprise agricole de M. William Stewart. En 1866, on dénombrait un total de 1010 chinois. 

La masse des premiers immigrants ‚tait composée de paysans pauvres, originaires de Canton et de ses environs : 85 % d’entre eux parlaient le Hakka et les autres le Punti.

  Cette immigration était considérée par les autorités de l’époque comme un phénomène temporaire puisque les ouvriers chinois devaient être rapatriés en 1871.

  Bon nombre d’entre eux furent effectivement rapatriés à partir de 1871, mais d’autres s’installèrent et se répandirent dans la campagne, aux environs de la ville et au coeur de Papeete.

  Entre 1873 et 1878, les "coolies" restèrent sans emploi en raison de la faillite de l’entreprise de Stewart.

  En 1877, l’Administration institua le numérotage des coolies afin de mieux les recenser car certains portaient plusieurs noms ou se voyaient octroyer des surnoms.

  Faute d’apports extérieurs et à la suite des rapatriements et des décés survenus, la population chinoise recensée avait déclinée passant de 1015 personnes en 1867 à 447 en 1881 et 320 en 1892.  

  A Papeete, les Chinois devinrent commerçants, bouchers, restaurateurs, menuisiers et forgerons; ils parvinrent à acquérir petit à petit tous les terrains autour de la place du marché‚ pour y établir leur habitation et leur commerce. 

  Une légère reprise de l’immigration à partir du  continent asiatique fit remonter à 412 le nombre de recensés en 1902.  Afin de faire face, semble-t-il à d’autres débarquements plus importants, les deux décrets du 4 décembre 1903 et du 23 mars 1904 rénovèrent l’immatriculation, laquelle devint obligatoire pour tous les immigrants de plus de 18 ans.

  Les immatriculations effectuées en 1904 par le service de sûreté sont imprécises quant à l’origine géographique exacte des Chinois installés en Polynésie.

    De 1907 à 1914, environ 2500 Chinois débarquèrent à Papeete malgré les dispositions plus contraignantes de l’arrêté du 13 août 1908 qui exigeaient une caution de tout immigrant non agricultulteur .

     Les CHINOIS de TAHITI de nos jours : 

 Actuellement, les Polynésiens d’origine chinoise forment 5 % de la population. À la quasi totalité, ils possèdent dorénavant la citoyenneté française et ceci grâce à la loi du 9 janvier 1973. Cet évènement unique dans les communautés chinoises d’outre-mer faisait suite à la fermeture des frontières chinoises, après la prise du pouvoir par Mao Tse Toung en 1949.

L’isolement qui s’ensuivit, lié d’autre part à un très vif désir d’intégration de la communauté chinoise, au cours des années 60 vers les autres cultures, se concrétisa par l’abandon de la nationalité d’origine chez la plupart des Chinois résidant en Polynésie.

En perdant progressivement leurs caractéristiques culturelles les plus marquantes, les Chinois de Polynésie se fondent de plus en plus dans une société polynésienne à caractère pluriethnique. Ils y ont trouvé leur place en tant que composante particulière qui apporte à la construction de la Polynésie de demain, son savoir faire, son dynamisme naturel et quoi qu’on en dise, également des racines et traditions culturelles qui sont loin d’être complètement éteintes.

Pendant la période du C.E.P., la communauté chinoise, comme les autres composantes ethniques en Polynésie, a subi des mutations profondes. L’entrée de la Polynésie dans le monde moderne ne s’est pas faite sans des répercussions à la fois dramatiques et irréversibles dans le comportement social, économique et culturel. Comme les autres, la communauté d’origine chinoise est dans une période de transition où chacun se cherche une place pour pouvoir affronter avec sérénité les défis du 3e millénaire. Cet état d’équilibre instable n’est pas sans favoriser une certaine réflexion incontestable sur le devenir de cette communauté dans l’évolution future de la Polynésie, institutionnelle notamment. Bien que l’aspect visible de l’impact de la communauté chinoise se remarque surtout dans le domaine commercial, il n’est pas rare aujourd’hui de voir des Polynésiens d’origine chinoise dans toutes les professions libérales, dans le secteur tertiaire et même religieux : preuve d’une intégration de plus en plus marquée dans l’ensemble polynésien.

Cependant, grâce à la volonté de responsables d’associations culturelles, on a pu assister dans les années 90 à une renaissance des traditions et coutumes chinoises se traduisant notamment par le renouveau de la Fête du Jour de l’An chinois, prétexte à des manifestations culturelles somptueuses au temple chinois de Mamao telles que : danses folkloriques, pièces de théâtre, retraite aux flambeaux, défilés de chars fleuris, danses du Lion et du Dragon en centre ville avec en corollaire les arts martiaux traditionnels, stands de calligraphie et de livres sur la culture chinoise illustrent l’attachement de cette communauté à ses racines.

 

  L’IDENTITE HAKKA :

Je vous propose de Cliquer sur l’image ci-dessous pour découvrir ce dont il s’agit :

  " LES DEMIS " :

Il s ‘agit des Polynésiens qui se définissent eux-mêmes de métis. Demi-chinois, dont les parents sont asiatique et polynésien, demi-popa’a, dont les parents sont blanc et Polynésien. Ce qu’on a tendance à oublier parfois, c’est qu’il n’existe plus de Polynésiens purs depuis près d’un siècle. L’appellation de "demi" est au choix de la personne elle-même. Ainsi, si l’on recense plus de 70% de Polynésiens dans la population locale, c’est parce que les Polynésiens se sentent avant tout Ma’ohi avant d’être "demis".

 

  La Sagesse chinoise :

( Clic Photo ci-dessous )

    Au Quodidien :

 * De nos jours à Tahiti , bien que très métissée la communauté chinoise n’en demeure pas moi une classe attachée à son patrimoine culturel d’origine . Les Chinois ou " Tinito " ont gardé un rapport très étroit avec la famille et il est fréquent de voir toujours plusieurs générations sous un même toit . 

 

* De même on les retrouvent souvent travaillant ensemble dans les commerces , restaurants , alimentation , vétements , perles etc …

* Les chinois sont aussi de grands joueurs et ont importé un de leurs jeux préférés qui est le Mahjong , il se joue parfois en famille mais le plus souvent entre hommes et à l’argent dans l’arrière salle d’un restaurant jusqu’à très tard dans la nuit .

* Le culte a aussi son importance et outre son cimetière à la structure particulière où les défunts reposent dans de petites maisons blanches , nourris et fleuris par leur visiteurs .

 * Il existe differents lieux de cultes  , le prinipale étant le Temple Kanti de Mamao à l’entrée de Papeete .

* On retouvera aussi bien d’autres activités tant * sportives que * culturelles et artistiques qui se pérénisent autant qu’elles se développent telle la pratique des arts martiaux ( pas exclusivement chinois )  : le Jiu-Jitsu , le Tai-Jitsu Do ,  les Arts Martiaux mixtes , le kum-fu , le karaté etc …

* Sports : 

( Pour quelques détails clic sur image ci-dessous ) 

* Les Arts de la calligraphie :

( Clic sur photo ci-dessous )

* Terminons ce petit tour d’horizon avant le nouvel an chinois avec quelques saveurs où Chine et Polynésie se mèlent :

 PORC au LAIT de COCO :

Préparation : 20 à 30 mn
Cuisson : 1h15
Ingrédients (pour 6 personnes) :
– 1kg de porc désossé (échine, filet…)
– 50 cl de lait de coco
– 1 gros oignon
– 3 gousses d’ail
– 1 petit morceau de gingembre
– 1 branche de thym
– muscade rapée
– 1 tablette de bouillon cube
– 1 morceau de sucre
– 2 cuillère à soupe de sucre
– sel et poivre

Préparation : 
Coupez le porc en petits cubes.Epluchez l’ail, l’oignon et le gingembre. Hachez l’oignon et l’ail. Râpez le gingembre.
Mettez l’ail, l’oignon et le gingembre dans un grand plat creux. Ajoutez le thym, une pincée de muscade, de sel et de poivre. Mélangez et faites-y mariner les cubes de porc pendant 30 minutes au réfrigérateur.
Faites revenir la viande dans une cocotte en remuant, jusqu’à ce qu’elle soit bien dorer sur toutes les faces. Emiettez la tablette de bouillon et ajoutez-la à la viande, ainsi que le lait de coco et le sucre. Couvrer et laissez cuire pendant 1 heure à feu doux.
Lorsque la viande est tendre, rectifiez-en l’assaisonnement. Servez avec du riz blanc parfumé.

 

* Avant de fêter bienôt l’Année du Rat , je vous laisse en toute égèreté  avec une chansonnette sans prétention !

  
Molihua

Tatau

  

                  TATOU  

L’art du TATOUAGE en POLYNESIE remonte à la nuit des temps bien avant la conquète du triangle Polynésien par les peuples MA’OHI où il a atteint une des formes les plus développées . Tatouage vient du mot tahitien TATAU ( qui signifie : "Frapper de manière répétée" )

Cette pratique est aussi appelée Langage des Anciens . En effet l’écriture étant absente de la culture Polynésienne , les Ma’ohi ont développé par cet art l’expression de leur Identité .

Le tatouage a donc une grande variété de significations , identité tant passée que future , il marque aussi une fonction dans la hiérarchie : une différence entre les sexes , de rang social , distinction entre les clans familiaux ce qui aboutit à un nombre de motifs extrèmement variés .

Outre qu’il soit un élément essentiel de valorisation , il était aussi un moyen de protection contre les esprits maléfiques autant qu’un rite initiatique , un droit d’entrée dans le monde des hommes  .

Longtemps interdit par les missionnaires , cet art retrouve aujourd’hui de son panache surtout aux iles Marquises où il est le plus abouti .

Dans la vidéo ci-dessous vous pourez voir une reproduction de séance de Tatau à l’ancienne , autrefois le marquage était effectué à l’aide de poinçons acérés puis l’encre indélébile était introduite sous la peau gràce à des peignes frappés par petits coups par des maillets .

            

 

 Je vous propose de découvrir en cliquant sur les deux images ci-dessous des informations plus détaillées concernant le Tatouage en Polynésie . 

         

    

" TERRE , dis leur qui tu es et d’où tu viens…Terre , dis à ceux là qui créent en puisant à la source de tes paroles originelles qu’ils sont aussi dans la tradition .

Mon Slide sur Tatoo , clic :

http://www.slide.com/r/vGvv3QDK4D–fvGuxP3NwbMPjVqt01Qg?map=2&cy=wp

* L’ Eccorché *

 Le corps est posé sur une chaise bancale
Qu’une force inconnue maintient en équilibre
Sur une natte en bambou nervuré d’or pâle
Aux contours inachevés comme des vers libres .
Là , ses chevilles s’enchevêtrent et se fondent
En une souche tordue , éventrée et nue
Sur laquelle des jambes épuisées et longues
S’arc-boutent animées d’un amour éperdu .
Le tronc douloureusement penché en avant
Ne cherche plus à s’adosser depuis longtemps .
Suspendu et figé , aux portes du néant ,
Il est recroquevillé à l’abri du temps .
Le dos large glisse sur la courbe d’un ciel
Dont l’horizon est à l’auteur son seul domaine .
La poitrine est creusée , comprimée par le fiel
Qui fait les cent pas au creux de son abdomen .
Des épaules voûtées démentent l’apathie :
Elles s’élèvent comme deux crêtes agressives
Aux flancs crispés par l’effort de garder en vie
L’inspiration nouvelle mais encore chétive .
Entre ces monts qui menacent l’ordre établi
Et n’attendent que le repos pour s’affaisser ,
Surgit , au sommet d’un cou enflé par ses cris ,
La tête penchée d’un endormi éveillé .
Sur le pilon rugeux d’un menton volontaire
Au relief sculpté par des machoires serrées ,
Sur le rebord d’une table aux pieds invisibles ,
Les doigts d’une main s’agrippent comme des serres
Pour sauver de l’oubli des pensées indicibles
Et de l’abîme des mots , les sens exilés .
L’autre tient un crayon aux couleurs poivre et sel
En lévitation au dessus d’un feuillet blanc .
Dernier lien entre l’invisible et le réel ,
Elle guette l’hérésie pour répandre son sang .
Le corps ocre et cramoisi
Est baigné d’une lumière crépusculaire
Qui lustre les artères , enténèbre les plis ,
Blanchit les os et fait éclater les chairs .
Pétrifié dans cette posture hiératique
L’artiste est à la merci de déséquilibres :
Quand la révolte vole aux confins du tragique ,
Les mots pour la dire tombent en chute libre .
 
      J.M   TERA’ITUATINI-PAMBRUN  ( Extraits  )
 
 
 
 

Tamarii

 
 
L’ Enfant – Roi 
 
 
 
Bien souvent , L’Enfant Polynésien qu’il soit au sein de sa fratrie ou bien "Faamu" (adopté ) par un autre membre de sa famille ,  bénéficie d’une grande liberté et d’une longue présence maternelle . Mème si les légendes et les coutumes se perdent , il n’en reste pas moins cet attachement viscéral  à l’Amour du petit qui fait de lui l’enfant-roi .
  

Mon  Enfant 

 

Quand je te contemple

C’est la Beauté du monde que je loue

Quand je te nomme ,

C’est le mystère de l’Univers que je chante

Quand je t’enlace ,

C’est l’unité des peuples que j’étreinds

quand je t’embrasse ,

C’est la paix de l’hmanité que je salue .

Et quand ton front surgit au monde

Et quand apparut ton visage tourmenté

Et quand ton corps fit éclater l’air

Et quand ton cri noya l’espace ,

Mon corps entier trembla

Mon coeur se serra d’angoisse

Et mon Ame bascula .

Tu étais là , si parfait

Héros des temps anciens

Venu de lieux inconnus

Mélange de vies passées

Et de cultures oubliées .

Mon Enfant ,

Tu n’es pas né de rien

Tu as jailli des origines

Là où sont tes racines

Là où sont tes Ancètres

Là où tout a commencé .

Mon Enfant ,

J’aime à te nommer

Pour saluer ce que tu es .

Ma pirogue prit une direction

Ma pensée toucha terre

Et mon esprit s’éveilla .

 

J.Marc  TERA’ITUATINI PAMBRUM  ( extrait )  Poète  de  Tahiti .

 

 


Ta ‘ oto

 

La  SIESTE  

* D’hier ou d’aujourdhui ; intemporelle Polynésie *

  

 

Même la fleur de ses cheveux languit , et midi brûle

Sur la mer dont l’eau lasse et lente avec langueur ondule

Et miroite , et midi brûle dans les bois , et midi

Brûle dans les cases . Pas un souffle . L’air engourdi ,

Pesant , sec , est fait de chaleur condencée et solide .

Tout semble mort . L’Ile est déserte , comme le ciel vide ,

Et dès longtemps a cessé l’agitation du port .

Tout dort . Sauf le soleil et ses chiens de flammes , tout dort .

Téhura dort , nue et seule sur sa couchette étroite .

La fenètre est close de rideaux lourds , mais sa peau moite

S’étoile de points d’or fauve dans la demi-clarté ,

Et Téhura dort , à l’abandon , avec volupté .

Soudain , elle tremble , frissonne et frémit toute entière :

L’esprit des morts veille ! Téhura sent sur ses paupières

Passer le vent de l’aile affreuse des Tupapaûs .

Puis le cauchemar s’évanouit et des songes doux

Conduisent la dormeuse à la porte crépusculaire

De la siète . Elle entr’ouvre ses yeux : la fureur solaire

Est apaisée , on renait , on respire et Téhura

Se lève et  vers la vie et vers l’amour tend ses beaux bras .

                                                                                Poème  de  CHARLES  MORICE  ( 1861 – 1919 )  Poète  et  Ami  de  GAUGUIN  .


Ahiai – Sunset

* SUNSET * 
 
En Polynésie , s’il est bien une activité incontournable quelque soit l’endroit ou l’on se trouve , c’est bien le coucher du soleil . C’est à chaque fois l’occasion d’une promenade , d’un partage ; chaque soir le spectacle est toujours différent , de la fulgurance des violets , des ors ou des pourpres au suave des mauves , des rosés et des bleus . La surprise est au rendez-vous , la magie opère et la joie immence .
 

*                                                                                                                                                                                                     *

 
MAGIE  VESPERALE
 
 
 
 
Sur la cote d’un beau Pays ,
Par delà les flots Pacifiques ,
De hauts palmiers épanouis
Bercent leurs palmes magnifiques .
 
L’horizon est immence et pur ;
A peine voit t-on , aux cieux calmes ,
Descendre et monter dans l’Azur
La palpitation des palmes .
 
Sur la face du ciel mouvant ,
Monte derrière les flamboyants la pénombre ,
Un dernier jet éxale au vent
Des tourbillons de pourpres et d’ombres .
 
Alors des volutes de feu
Dévorant l’immence Océan ,
S’élancent , lèchent les flots bleus ,
Et le soleil tombe en brulant .
(inc)

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